AKIRA LAURA ?

AKIRA KOSEMURA – In the dark woods

De son précédent EP Someday en collaboration avec le chanteur Devendra Banhart (cf. chronique du 22 mars), le Japonais Akira Kosemura a préservé Sphere et Stillness of the holy place, qui figurent en bonne place dans son nouvel album In the dark woods. On y retrouve la luxuriance caractéristique de ses claviers qui combine piano classique, Wurlitzer vintage et synthés. Un temps d’arrêt ou plutôt la retenue du temps, voilà le credo esthétique du musicien qui reprend – mais le connaît-il ? – l’esprit de vagabondage de feu Simon Jeffes pour le Penguin Cafe orchestra, entre tendresse minimaliste à la Satie (le piano solo de Between the trees, de Inside river et de Shadow) et grandes envolées rêveuses (Sphere, Spark, The cycle of nature !). Et puisqu’il est question de bois et de forêts profondes dans plusieurs de ses compositions, Kozemura entame lui aussi un dialogue avec la mystérieuse Laura Palmer imaginée par David Lynch (Dedicated to…) – à qui il emprunte l’un des thèmes de Angelo Badalamanti, fidèle musicien du réalisateur américain. Kosemura travaille pour la danse, le cinéma et la publicité, d’où ce sens aigu de la forme, de la durée et de l’intensité  produisant un sentiment d’équilibre naturel et de plénitude dès la première page DNA. En forme d’apothéose, In the dark woods – qui donne son titre à l’album – suivi de sa « variation » Letter from a distance, introduit un quatuor à cordes d’une lenteur méditative qui porte vers la transcendance. Album somptueux à l’image du miroir de sa pochette : sous-bois twinpeaksien nimbé d’une lumière romantique. Akira Laura ?

 

Akira Kosemura – In the dark woods, vinyle & digital Schole/1631 Recordings SCH0-51. 59 min. Poissons d’or

Akira Kosemura sch051.jpg

 

https://youtu.be/YqGrbrblORs

http://www.akirakosemura.com

http://schole-inc.com

 

 

 

 

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